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04 mai 2019 Saint Irénée

Jean V 31-40

Qui témoigne de qui  et pourquoi ?

Quelques réflexions à propos de ce texte est un peu compliqué.

Devant l'incompréhension qui l'entoure, le Christ est amené à se justifier aux yeux des juifs qui veulent savoir qui Il est et de quelle autorité Il se réclame.

Le Deutéronome (Chp.19 –v.15) précise « L’on ne pourra statuer que sur la parole de deux ou trois témoins ». Ce qui n’est pas sans nous rappeler cette parole du Christ « Si deux ou trois sont réunis en mon Nom, alors je serai au milieu d’eux » ; c’est de la même veine.

Le Christ prend tout de suite les devant en déclarant «  Si je rends témoignage de moi-même alors mon témoignage n’est pas valable ». Puis, suivant les prescriptions de la Loi, Il présente ses témoins : Jean-Baptiste pour la personne, le Père pour les œuvres et les Écritures pour les deux.

L’un ne peut rien dire de soi, le deux le met en évidence et le trois témoigne du tout

Jean-Baptiste n’a cessé de désigner le Christ : « Vient après moi un homme qui est passé devant moi, parce qu’il existe avant moi » Jean admiré et craint tant que les juifs ne savaient que penser de lui : « Pour une heure vous avez bien voulu vous réjouir de sa clarté » puis abandonné à son sort parce qu’il n’était pas la Messie. Jean-Baptiste, qui rend témoignage non à lui-même mais à la vérité, moins pour grandir le Christ dans l’esprit des juifs que pour leur en donner connaissance (selon Alcuin).PS 131 « j’y préparerai un flambeau pour celui qui m’est consacré » dit le psalmiste, comment ne pas y voir le Baptiste dans ce flambeau.

On ne peut séparer dans ce texte les œuvres du Père « Les œuvres que mon Père m’a données à faire, ces œuvres que je fais témoignent à mon sujet que le Père m’a envoyé ». Le Christ n‘œuvre pas selon son bon plaisir mais uniquement selon la volonté de son Père. Ce sont les preuves de sa filiation divine et la première œuvre du Christ c’est son incarnation. Mais connaissant son auditoire, il s’empresse d’ajouter qu’il n’y a en Dieu, ni voix ni visage et que seul celui qui a l’intelligence du cœur peut entendre Dieu par la grâce de l’Esprit-Saint comme cela se passa lors du baptême du Christ et sur le Tabor avec quelques disciples.

Les écritures témoignent de tout cela pour peu qu’on prenne la peine de les approfondir. Elles renferment le témoignage que le Père rend au Fils, elles justifient les œuvres du Fils. Tout y est annoncé, tout y est donné ; il suffit d'en décrypter l'esprit et non s'en tenir à la lettre comme font les docteurs de la Loi.

Le Christ qui résume tout, nous justifie par l'Esprit de son Père ; nous n'avons pas à nous justifier aux yeux du monde , ni devant son maître, ennemi du genre humain. Parce qu'en aucune manière nous n'avons de rapport volontaire avec lui et que s'il vient nous éprouver au nom de César, l'Esprit-Saint parlera pour nous.

Ce qui nous justifierai, si cela était nécessaire, dans l’Église, ce sont notre profession de foi et notre confession des péchés, car si nul ne peut dire en vérité «  Jésus-Christ est Seigneur » sans l'Esprit-Saint, sans ce même Esprit-Saint, nul ne peut se dire pêcheur.

A notre Dieu soient honneur et gloire aux siècles des siècles.

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