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Art de vivre

  • samedi 5 janvier 2019

    Jn 10 :9-16

     

    En ce temps de Noël, nous essayons de pénétrer le mystère de l’Incarnation d’une manière différente de celle du temps de l’Avent. Nous ne sommes plus dans l’attente de la réalisation des prophéties qui nous annonçaient la venue du Messie ; il est né, il est là mais nous ne sommes pas plus avancés sur la connaissance de celui qui vient de naître. Comme ses contemporains, nous ne savons pas qui il est, qui il sera. Marie récapitulait tout dans son cœur ; tout comme Joseph, tout comme ceux présents à la crèche, même les anges, elle ne connaissait pas la suite de l’histoire ; nous 2000 ans plus tard, nous savons de par les Evangiles qui fut cet enfant, ce qu’il fit et comment les prophéties se sont réalisées.

    Jean dont l’Evangile ne cesse de proclamer le Verbe incarné, le Verbe vivifiant, nous livre la parabole du Bon Pasteur. Elle fait suite à la guérison de l’aveugle-né. Dans un premier temps le Christ parle du berger qui est le seul à pouvoir entrer par la porte dans la bergerie et de son rapport avec ses brebis, mais les pharisiens ne comprenant pas, il commentera sa parabole qui les laissera dans la perplexité et la perturbation. C’est ce commentaire que nous avons entendu en partie.

    Pour plus de clarté, il faudrait prendre le texte qui a été lu deux versets plus haut :

    « Et Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité je vous le dis, c’est moi la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés. »

    Du départ d’Abraham de la ville d’Ur à la fondation de Jérusalem, Israël n’a cessé d’être un peuple nomade d’où l’importance dans les deux Testament de l’image du berger et de son troupeau.

    « Je suis la porte » sous entendu la porte des brebis. Il existait à Jérusalem la porte des brebis par laquelle entrait dans la ville les animaux voués aux holocaustes.

    A la campagne les pasteurs qui faisaient paître leurs troupeaux les parquaient la nuit dans un enclos fait d’un muret, avec une seule ouverture, la porte en travers de laquelle le berger se couchait, interdisant ainsi toute sortie ou toute intrusion.

    «  Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira et trouvera de la pâture ». Autrement dit, par moi, le Père vous donnera ce que vous désirez. L’Esprit meut, le Fils est traversé, le Père révélé. De l’esprit par le Fils vers le Père. C’est la taxis de la première révélation de la Trinité au tout début du livre de la Genèse. C’est la vie qui est offerte comme aux premiers temps de la Création.

    « Comme mon Père me connaît, je connais mon Père » ; [c’est plus qu’une connaissance, ce n’est ni une interdépendance ni une relation fusionnelle. ] Je sais ce que veut mon Père et mon Père sait que je veux ce qu’Il veut, et ce que veut mon Père, je le fais, non par obéissance mais par amour ; pour que s’épanouisse son désir de voir revenir vers Lui ses créatures et pour cela il me faudra endosser la nature humaine du début jusqu’à la fin du parcours d’un homme.

    Le berger est prêt à tout pour ses brebis, il ne recule devant aucun sacrifice, il ira jusqu’à l’ultime sacrifice, le sacrifice de sa vie.

    Le salarié, ou le mercenaire suivant les traductions, représente les pharisiens et tout le monde des docteurs de la Loi qui n’ont pas su protéger le troupeau qui leur a été confié. Ils ont fui devant le loup, le prince de ce monde, en verrouillant la porte de la bergerie par cette Loi dont ils n’étaient que les dépositaires. Le loup peut alors semer la mort.

    « Je suis le bon berger, et je connais mes brebis et je suis connu d’elles » Dans le texte grec, ce n’est pas bon qui est écrit mais beau. Ce qui est beau c’est ce qui est harmonieux, équilibré. Le monde créé est harmonieux mais le péché a déséquilibré le monde. Le Christ vient pour restaurer cette beauté. Dans ce monde restauré les brebis ne sont plus un troupeau informe, collectif, impersonnel, non c’est un ensemble de personnes, uniques dont chacune est connue et aimée du berger, dont chacune connaît et aime le berger.

    «  J’ai d’autres brebis.. » nous en sommes ici la preuve. Notre nation a été baptisée, nos ancêtres se sont convertis et nous travaillons à ce qu’il n’y ait qu’un seul troupeau et un seul berger.

    A notre Dieu soient louanges, gloire et honneur aux siècles des siècles.

     

  • Le sermon sur la montagne ou les béatitudes 09 février 2019

    Mat 1 (5-12)

     

    Si nous étions en politique, nous pourrions dire c'est tout un programme.

    C'est en effet une proposition qui ne vise pas la société mais l'homme, l'individu.

    Un recensement d'attitudes qui portent fruit. En somme, un art de vivre.

    Nous chantons ce texte presque tous les dimanches ; il nous est tellement familier qu'il pourrait bien ne plus nous interroger, comme tous le chants que nous finissons les jours de lassitude à chanter sans trop y réfléchir qui finissent par nous bercer et nous endormir. Puis un jour une phrase fait « tilt » et nous nous réveillons,heureusement.

     

    Bienheureux « ceux-ci » parce que « cela »

     

    Qu'est-ce que la béatitude ? C'est la joie intense dont nous faisons l'expérience grâce au St-Esprit.

     

    « ceux-ci » représente les travaux, au sens le plus large, de l'homme, le résultat d'un travail sur soi comme par exemple « heureux les cœurs purs », c'est à dire ceux qui ont réussi à épurer leur cœur ; ou bien « heureux les doux » ceux qui ont acquis la douceur.

    Ce sont aussi ceux qui subissent les aléas douloureux de la vie, l'injustice, le mépris, la persécution, qui les ont dépassés et qui gardent la tête haute parce que leur faim ou soif de Dieu leur permet de subir celle du monde déchu et de subir les actions de l'homme en rupture avec Dieu.

    Ce sont aussi ceux qui œuvrent, les artisans de paix, les miséricordieux, ceux qui savent que l'homme est toujours plus grand que son péché.

     

    Bienheureux « ceux-ci » parce que « cela »

     

    « Cela » ne représente pas une récompense, mais une conséquence,un résultat, un état, un fruit, un fruit qui donne une graine, qui donne un arbre, qui donne une fleur, qui donne un fruit et ainsi de suite, car ce n'est pas un état statique, c'est un engendrement perpétuel, à l'image de celui du Père. C'est une participation à la vie divine c'est avoir prit pied dans le Royaume.

     

    De toutes ces béatitudes nous pouvons en cultiver au moins une, puis peut-être plus, c'est selon chacun, c'est le secret de chacun, son secret avec Dieu.

    Pour cela, il nous faut accepter, ou avant ou pendant et c'est généralement pendant qu'on s'en rend compte, il nous faut accepter la première et la dernière béatitude : être pauvre en esprit et le discrédit des hommes soumis au prince de ce monde.

    Être pauvre en esprit, c'est se placer dans une dépendance totale de Dieu, s'en remettre totalement à Lui, sans aucune prétention devant Lui ou devant les hommes. C'est aussi la première parce que c'est celle que le Christ a pratiqué en premier.

    La première est la porte d'entrée et la dernière les résume toutes en quelque sorte. Et le Christ ajoute trois petits mots qui devrait être le moteur de toute vie spirituelle « à cause de moi ».

     

    A notre Dieu soient honneur, louange et gloire aux siècles des siècles.

  • 2ème dimanche après la Théophanie 27 janvier 2019

    Mt 8 (1-13) – la foi et la guérison

     

    Mes amis,

    dans ce récit nous sommes en présence de deux abominations pour les juifs contemporains du Christ : d'une part un lépreux, d'autre part un païen.

    • le lépreux est l'homme qui a péché, qui est mis au ban de la société et dont tout le monde se détourne. Il est l'homme qui s'est complu dans sa sagesse.

    • Le centurion est l'homme qui connaît les limites de sa sagesse et ne s'en glorifie pas

    • Le lépreux représente Israël, l'Israël qui trompe Dieu comme le dénonce Malachie

    • Le centurion est celui qui est dans l'obéissance, et qui respecte les ordres et attend de ses subalternes qu'ils en fassent autant

    • le lépreux représente l'humanité douloureuse, consciente de son péché, meurtrie, en quête de soulagement, qui souhaite retrouver sa filiation, car sans cette filiation elle ne peut rien d'elle-même

    • le centurion représente l'humanité qui va aussi loin que possible dans son l'humanisme et qui se heurte à son impuissance

    • le lépreux veut être guéri

    • le centurion veut que son serviteur soit guéri

    A première vue le centurion paraît sympathique, mais c'est un païen. Il est à noter que dans les Évangiles les centurions ont souvent bonne presse.

     

    Nous avons ici deux êtres complètement différents, deux attitudes différentes, deux désirs différents qui se tournent vers la même personne, vers le seul être capable de les soulager. Le Christ opérera pour chacun un miracle en fonction de ce que chacun est.

     

    A une époque où le geste est un signifiant aussi important que la parole, le lépreux en se prosternant et le Christ en le touchant vont braver les interdits établis par la société, car le lépreux se prosterne, serait-il idolâtre ? on ne peut se prosterner que devant Dieu. Le Christ en le touchant prend le risque d'être considéré par les hommes comme un lépreux puisqu'un lépreux est intouchable ; qui le touche devient impur.

    Le lépreux a dit « si tu le veux » ; le Christ joignant le geste à la parole dit « je le veux, soit purifié »La parole est l'exacte réponse à la demande, le geste est sans éclat, l'effet est immédiat.

    Vient ensuite cette demande pour ne pas dire cet ordre de n'en parler à personne et de respecter les prescriptions en usage. Nul besoin de proclamation, la vue du corps purifié suffit pour manifester les merveilles de Dieu. Et selon la Loi c'est au prêtre, par la constatation de la guérison, de permettre à cet homme d'être réintégré au milieu des siens. Jésus est né enfant de la Loi.

     

    Le centurion est un homme de poids, un officier qui a probablement déjà risqué sa vie sur les camps de bataille. Il connaît le prix de la vie. On sait le mépris que se portaient mutuellement les juifs et les romains, d'où notre étonnement de voir un romain demander de l'aide à un juif. Encore une fois nous sortons des critères historiques et sociaux. Le centurion est un homme pragmatique, s'il avait eu l'intuition que le Christ ne pouvait rien pour lui, il ne se serait pas dérangé. Mais sa compassion pour son serviteur et sa confiance dans le Christ sont telles que sa demande n'est même plus une prière. C'est en soi un acte de foi et d'autant plus significatif que cet homme est un païen. Le Christ qui a saisi la grandeur de cette foi lui dit qu'il va venir chez lui et déjà se met en route. Cet homme qui connaît les usages du pays où il vit sait qu'un juif ne peut pas entrer chez un païen ; toujours cette notion de pureté, répond « je ne suis pas digne que tu entres chez moi » ce n'est pas son serviteur souffrant qu'il juge indigne mais lui-même. Il s'abaisse alors qu'il représente l'occupant, le maître du pays. C'est dire qu'en la personne du Christ il a perçu un maître ô combien plus important que ses propres supérieurs hiérarchiques, il a perçu le Maître de toutes choses. Inconsciemment il a décrypté l'origine de l'homme, sa filiation. Si cette filiation est évidente pour le lépreux, puisqu'il est juif, elle ne peut l'être pour le païen pour qui cette révélation bouleverse sa vie. Il en prend acte et s'y soumet volontiers. D'où cette demande « Dis seulement un mot »et encore une fois, la réponse du Christ correspondra exactement à la demande. Et celui-ci ajoute au grand dam de ses interlocuteurs que les nations païennes seront accueillies dans le Royaume, et que les héritiers du Royaume en seront expulsés. La Révélation est pour tous, pour tous ceux qui le voudront et quand les temps seront venus le juif entrera dans la maison du païen .je vous renvois aux Actes des Apôtres.

     

    Au regard de cela que pouvons dire de la foi et de la guérison.

    L'évêque Jean, de sainte mémoire, disait que la foi était le point d'articulation entre le doute et l'espérance.Dans ces deux exemples, l'espérance est la certitude que le Christ peut guérir et le doute, l'interrogation sur le désir du Christ d'accepter ou non cette demande. La réponse a été positive et la guérison opérée parce que les deux volonté, humaine et divine se sont rencontrée, parce qu'il y a eu synergie.

    Ce doute n'est pas un doute qui doit nous ronger, c'est un doute qui doit nous construire parce qu'il nous fait nous poser la question de l'exactitude de notre demande. Ne nous leurrons pas, nous demandons beaucoup mais rarement avec justesse et c'est sur cette « justesse de ce qu'il faut »que nous devons travailler si nous voulons que la synergie opère. Cela nous force à l'humilité.

    Notre espérance, c'est notre tension vers le Père qui nous désire, c'est la certitude de la réalisation des promesses faites par le Christ aux hommes et dont nous pouvons déjà jouir par à l'Esprit-Saint.

    Ce qui signifie aussi que la foi n'est pas de croire en Dieu, mais de croire Dieu. Quand on explique sa foi on dit je crois en Dieu ; quand on vit sa foi, on croit Dieu.

    Cela nous interroge sur notre prière, sur ce que nous disons et répondons pendant cette liturgie. Quelle est l'adéquation de ce que nous prononçons ? Sommes-nous en esprit et en vérité ou dans un état d'âme.

    A la fin de la prière de St Jean Chrysostome nous allons prononcer les paroles du centurion «  dis seulement un parole » soyons vigilants, mes amis à ne pas dire ces mots du bout des lèvres.

     

    A notre Dieu soient honneur, louange gloire et adoration aux siècles des siècles.

     

  • 1er dimanche après la Théophanie 20 janvier 2019 Mulhouse

    Jean 2 (1 – 12) Les Noces de Cana

     

    Après que Jésus ait appelé à Lui quelques-uns de ses disciples, Il assiste avec sa mère à une noce. Il semble qu’on soit dans le cercle des relations de Marie, parce que l’évangéliste la cite en premier, avant son fils, elle était présente et Jésus et ses disciples invités et qu’ensuite elle semble avoir une autorité dans cette maison, du moins est-elle suffisamment familière du lieu pour les servants lui obéissent. Marie est peu présente dans l’Évangile de Jean, on ne la retrouvera qu’à la Passion, au pied de la Croix.

    L'évangéliste ne s'attarde pas sur ce mariage dont on ne sait rien, ni du nom du marié qui sera apostrophé par l’intendant, ni du déroulement, au point que certains historiens nieront sa réalité. Il ne nous donne que des détails matériels : le nombre de jarres, leur contenance, leur fonction. Ce sont tous ces détails qui doivent nous aider à comprendre ce texte. Ce récit est en quelque sorte une introduction, un fil conducteur pour la lecture de l’Évangile de Jean.

    L’image des noces, on l’a vu dans Osée a une valeur particulière chez les juifs, c’est l’union de Dieu et de son peuple, des noces sans fin où le vin coulera à flot.

    Mais ici le vin vient à manquer. S’instaure alors entre Jésus et sa mère un dialogue qui peut étonner. Marie dit à son Fils : « ils n’ont plus de vin » remarquez qu’elle ne dit pas « il n’y a plus de vin » ; il n'y a plus de vin signifie que le contenu est vide, mais ils n'ont plus de vin veut dire les hommes ont encore soif. Son fils lui répond d’une manière ambiguë : Il lui fait comprendre que ce n’est pas son affaire et que son heure n’est pas venue, sans qu’on sache s'il s'agit d'une affirmation ou une question qu’Il se poserait plus à lui-même qu’à sa mère. Chez Jean l'heure est synonyme de Passion-Résurrection ; Ce n'est effectivement pas son heure, mais c'est le moment de l'ouverture de son heure, c'est le moment où le Christ doit commencer à manifester sa Gloire, c'est à dire Sa présence divino-humaine au milieu de l'humanité, et que seuls les disciples verront.

    Marie s’adresse aux serviteurs en leur disant «  quoi qu’Il vous dise, faites-le » ou suivant les traductions, «  faites ce qu’Il vous dira » ; Marie ne répond pas à son Fils, ils n’ont pas besoin de mots pour se comprendre. Elle ne dit pas non plus aux serviteurs « faites ce que mon fils vous dira », la mère retrouve ici l’attitude vis-à-vis de son fils que l’iconographie a transcrite dans la représentation de la Nativité en lui faisant tourner le dos à son Fils. Elle le laisse à son propre devenir.

    Ces paroles sont à rapprocher d'un épisode de l’Ancien Testament ; dans la genèse (Gen 41- 55) ce sont les mots que Pharaon emplois lorsqu’il désigne Joseph maître de ses greniers à grain. Joseph, préfigure du Christ et de par son emploi, préfigure du pain de vie. N'oublions pas que dans l'histoire de Joseph, quand il est en prison, c'est le grand panetier du royaume qui est mis à mort.

    Mais ce n'est pas sur cette allusion que l'évangéliste va construire son récit, mais sur une série de substitutions : le changement de l'eau en vin, Marie prenant la place du maître du repas et le Christ prenant celle de l'époux. En effet, c'est l'époux qui offre le vin à ses invités et c'est le maître du repas qui prépare la noce. Marie symbolise Israël, qui depuis Abraham, prépare l'humanité aux noces du Créateur et de sa Créature,cette humanité qui a soif du Dieu vivant. Le Christ offre en surabondance le vin nouveau lors de la noce. En surabondance c'est ce que signifie cette description quasi minutieuse des jarres , leur contenance est énorme et le Christ demande qu'elles soient remplies à ras bord.

    Il n'échappe à personne que ces jarres réservées aux purifications représentent le baptême que le Christ vient de recevoir de Jean-Baptiste, et que le vin nouveau a ici deux significations : le sang que le Christ versera généreusement lors de sa Passion et l'effusion de l'Esprit-Saint à la Pentecôte, ce vin ineffable dont l'intendant loue l'époux pour l'avoir servi en dernier.

    Seuls les apôtres ont vu ce signe, cette première glorification du Christ, ils sont la nouvelle Israël; les serviteurs ont vu sans être impressionnés et ne disent rien, voyons en eux le monde angélique et toute l'assemblée de la noce qui n'a rien vu, représente l'ancienne Israël et les gentils.

    Venez, mes amis, boire ce vin nouveau en communiant à la coupe du Salut.

    A notre Dieu soient gloire, honneur et adoration aux siècles des siècles.

  • Don Augustin Guillerand

    "Ce n'est pas Dieu parce qu'Il se refuserait à aimer qui crée l'enfer, c'est l'homme qui le crée par son refus de se laisser aimer"